Profil de l'entreprise

GeNeuro est une société biopharmaceutique de stade clinique qui propose une nouvelle approche dans le traitement de maladies auto-immunes, telles que la sclérose en plaques (SEP) ou le diabète de type 1 (DT1), associées à des protéines pathogènes exprimées par des rétrovirus endogènes humains (HERV), dont les gènes constituent 8 % de l’ADN humain.

Cette approche novatrice est le fruit de 25 années de recherche sur les rétrovirus endogènes, dont 15 au sein de l’Institut Mérieux et de l’INSERM avant la création de GeNeuro en 2006. Ces travaux ont permis de découvrir et de comprendre l’action d’un facteur potentiellement causal de la sclérose en plaques, la protéine d’enveloppe (Env) produite par un membre pathogène de la famille W des rétrovirus endogènes humains (HERV-W). La présence de la protéine pHERV-W Env dans le cerveau des patients atteints de sclérose en plaques pourrait être une cause importante des phénomènes neurodégénératifs qui caractérisent cette maladie.

GeNeuro a développé temelimab, un anticorps monoclonal humanisé ciblant la protéine pHERV-W Env, notamment dans le cadre d’une étude clinique de Phase IIb (CHANGE-MS) sur la sclérose en plaques, désormais terminée. Cette étude a montré que temelimab neutralise la protéine pathogène pHERV-W Env sans cibler le système immunitaire du patient, avec un impact positif sur tous les marqueurs clés associés à la progression de la maladie, se manifestant par une réduction de l’atrophie cérébrale, une réduction du nombre de trous noirs (lésions permanentes) et le maintien du signal MT (mesure expérimentale de l’intégrité de la myéline). Par ailleurs, ces bénéfices étaient importants parmi la sous-population de patients répondant de façon suboptimale aux traitements actuels. Ces résultats, obtenus en ciblant une protéine pathogène codée par des rétrovirus endogènes humains, valident un mécanisme d’action totalement nouveau s’attaquant à une cause de la progression de la sclérose en plaques. Au vu des résultats de l’étude CHANGE-MS, des études complémentaires devront être réalisées avec temelimab dans la sclérose en plaques, administré à la fois en monothérapie chez des patients atteints de la forme progressive sans inflammation active, et en association synergique avec les médicaments immunomodulateurs utilisés actuellement chez des patients atteints de la forme active récurrente.

GeNeuro développe sa technologie pour le traitement d’autres maladies auto-immunes, telles que le diabète de type 1 (DT1). Une étude clinique de Phase lla d’une durée d’un an a débuté en avril 2017 chez 60 patients adultes atteints de DT1 et recevant temelimab. Les résultats à six mois obtenus à l’automne 2018 ont confirmé la sécurité de cette approche, le critère d’évaluation principal de cette étude dans cette nouvelle population de patients, ainsi que des marqueurs pharmacodynamiques, tels que la réduction du nombre d’épisodes hypoglycémiques. Les résultats complets à 12 mois, attendus au 2ème trimestre 2019, serviront de base pour démarrer une étude chez de jeunes patients atteints de DT1, pour lesquels il n’existe actuellement aucun traitement de fond, malgré un besoin médical non satisfait très important.

Pour exploiter l’énorme potentiel thérapeutique de son approche visant des protéines pathogènes codées par des rétrovirus endogènes, GeNeuro développe de nouvelles molécules, actuellement en phase de développement préclinique, pour le traitement d’autres maladies associées à la protéine pHERV-W Env, telles que les psychoses inflammatoires, ou à des protéines d’enveloppe pathogènes codées par d’autres familles de rétrovirus endogènes humains. Ainsi, des travaux réalisés par le National Institute of Neurological Disorders and Stroke (le NINDS, qui fait partie du NIH), ont montré que la protéine d’enveloppe codée par un membre de la famille HERV-K est associée à une proportion significative de patients atteints de la forme sporadique de la sclérose latérale amyotrophique (SLA, ou maladie de Charcot), et qu’elle est capable de générer un phénotype de maladie des motoneurones dans des modèles animaux knock-in. GeNeuro a signé un partenariat de recherche avec le NIH et a acquis les licences sur toute la PI couvrant le développement d’un programme sur des anticorps bloquant l’activité de la protéine pHERV-K Env. GeNeuro prévoit de démarrer les études cliniques sur son anticorps anti-HERV-K Env chez des patients atteints de SLA sporadique d’ici mi-2020.

GeNeuro SA est membre de la Swiss Biotech Association, membre de la communauté BioAlps et bénéficie du label CTI Start-up (Commission for Technology and Innovation).

GeNeuro Innovation SAS est membre de Lyon Biopôle en France.

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