Aperçu du portefeuille de GeNeuro

L’approche de GeNeuro consiste à cibler et à neutraliser les protéines pathogènes codées par des rétrovirus endogènes humains (HERV), qui pourraient jouer un rôle causal dans le développement de maladies inexpliquées à ce jour, notamment les pathologies auto-immunes et neurovégétatives.

Dans la sclérose en plaques, GeNeuro étudie un anticorps thérapeutique dirigé contre la protéine d’enveloppe pathogène du rétrovirus endogène HERV-W (pHERV-W Env), qui pourrait être un facteur causal de l’inflammation et de la neurodégénérescence qui caractérisent la sclérose en plaques. GeNeuro estime que la neutralisation de cette protéine est la première approche thérapeutique ciblant un facteur causal de la maladie.

GeNeuro capitalise sur le potentiel de sa technologie en développant une plateforme thérapeutique dédiée à d’autres maladies potentiellement causées par des rétrovirus endogènes humains. En avril 2017, GeNeuro a ainsi démarré une étude de Phase IIa chez 60 patients atteints de diabète de type 1, une maladie présumée être d’origine auto-immune. Des études menées chez des patients atteints de diabète de type 1 ont montré que plus de 50 % de ceux-ci expriment la protéine pathogène pHERV-W Env dans leur pancréas. Des études in vitro et in vivo menées sur des modèles animaux suggèrent que la protéine pourrait jouer un rôle causal dans la maladie. Les autres indications visées par GeNeuro sont notamment la PIDC (Polyneuropathie Inflammatoire Démyélinisante Chronique), une maladie neurologique rare touchant les nerfs périphériques, pour laquelle une étude de Phase II est en cours de préparation.

Pour exploiter l’énorme potentiel thérapeutique de son approche contre les protéines pathogènes des HERV, GeNeuro développe d’autres anticorps monoclonaux, actuellement en cours d’études précliniques dans les psychoses inflammatoires et la sclérose latérale amyotrophique, dans le cadre d’un partenariat de recherche avec le NIH aux États-Unis.

GeNeuro essaie également de développer des tests diagnostiques permettant de doser les protéines pathogènes issues des rétrovirus endogènes chez les patients. Ces tests permettront de détecter la présence de l’antigène dans le sang des patients et ils pourraient être utilisés comme tests diagnostiques compagnons dans le cadre d’une démarche de médecine personnalisée.